Archive de Catégorie pour ‘Vie quotidienne’.

Bin mince, les murs et le sol tremblent bien quand même…
On se croirait dans une machine à laver ^___^;
Que de bruit, que de bruit!

Après une bonne nuit de non-sommeil à chercher des renseignements sur les banques au Japon, on a décidé de commencer à trier les ordures.
Ca paraît bête dit comme ça, mais c’est une tâche qui prend beaucoup de temps et d’attention ici…Comprendre, bien chiante… Mais l’avenir de la planète dépend de nous, alors ça va.
Chaque foyer devrait une vraie centrale de tri.
On prend les bouteilles en plastique, on les rince bien comme il faut, on les sèche jusqu’à la dernière goutte, et après il faudra les emmener dans un container à 500m de là…
Idem pour les emballages en cartons… Attention, à bien vérifier si l’intérieur du carton n’est pas en alu, sinon c’est le déclenchement de la 3ème guerre mondiale, il faudra faire un autre traitement et tout…
Pour le carton normal, en plus, une fois qu’il est bien propre (mais propre de chez propre, hein! s’il reste une miette qu’on ne peut enlever, il faudra un autre traitement!), il faudra le découper pour le mettre à plat…
Il faut au moins de 6 piles de déchets différents. Pas étonnant que les Japonais manquent de place chez eux, car en plus, ils ne peuvent pas s’en débarrasser n’importe quel jour…

    - Est-ce je peux aller au toilettes?
    - Bien sûr, après la poubelle des canettes, passez devant la pile des cartons recyclables, tournez sur votre droite, vous verrez un sac avec les piles usagées et un autre avec les déchets à brûler… Soulevez ce gros sac et vous verrez la porte des toilettes. N’oubliez pas de bien laver votre papier toilette avant de le jeter dans la cuvette…

Bref, qu’est ce qu’on ne ferait pas pour occuper les japonais.

Quelle bonne nuit de sommeil, il doit être quelque chose comme 3h du matin, non ? Quoi, 22h ?!? Pff… Damn jet lag…
Bon, on en profite pour manger les bons petits plats achetés ce matin.
On regarde la télé.
    -Tiens, les backstreet boys font encore des chansons ?!?

Finalement, le sommeil nous rattrape… (il y a comme un air de déjà vu…)

On est rentré à la maison pour déposer les courses avant de repartir.

Bon, finalement, on se lève, on va aller chercher des sous, et d’autres choses à manger.
On sort, ii ô-tenki desu ne, il fait très beau, et chaud en plus. Il paraît qu’à partir de ce soir, il va bien pleuvoir et ce, pendant toute la semaine.
Profitons du temps présent.
On a décidé en route vers quel centre commercial on voulait aller.
C’est pas tout près tout ça… Je me dis qu’il faut que je me mette au vélo. L’apprentissage sera peut-être pas facile, mais ça va être pratique, je le sens.

Après un quart d’heure de marche, nous voilà dans le magasin. La quête du distributeur reprend… et s’achève à nouveau avec un bup-buuup

Aaaargh, mais que faire ?!?

    - Hey, mais ça se trouve, on peut payer les courses avec notre carte !

Je sens que c’est une grande idée. Plein d’espoir, on demande à une caissière si c’est possible.
Elle acquiesce ! Alleluia ! On est sauvés !
Bon, par contre, on a demandé au McDo d’à côté si ils acceptaient la carte, et non, c’est pas possible.

On fait rapidement les courses, et on décide d’utiliser les derniers yens en monnaie qu’il nous restait pour manger un petit quelque chose au McDo.

On sort du centre commercial, là, on aperçoit un bureau de poste caché dans l’ombre. On peut toujours tenter, même si le vendeur hier nous a dit que ce n’était même pas la peine d’essayer avant lundi.

On s’approche, effectivement la poste est fermée. Je tente quand même d’ouvrir la porte, et là, la porte s’ouvre, on s’introduit dans le petit vestibule où se trouvent deux distributeurs.

Allez, il faut croire au pouvoir de la Force..

On retente cette opération qui a tant de fois échouée avant… et là, le miracle, le distributeur a accepté ma carte et m’a donné les billets tant attendus !

En moins de 2h, on avait résolu nos problèmes d’argent. Y’a des matins comme ça où tout va bien. Aaah, je respire, je peux enfin profiter des doux rayons de soleil.

Finalement, le sommeil nous rattrape…

On est réveillés ! Ah les joies du décalage horaire…

Plus que 4h avant l’ouverture des grands magasins.

Kim a faim, on mange des soba instantanés. Pas dégueu.

On décide d’aller voir un peu plus loin un autre magasin. Peut-être, y’aura-t-il là-bas un distributeur plus enclin à accepter notre carte bleue.

Finalement il fait trop sombre, et le Japon, sachez-le mes amis, en campagne, le soir, c’est peu voire prou éclairé et c’est extrêmement glauque.

On rebrousse chemin et on va à la résidence étudiante à côté pour demander aux étudiants s’ils savaient où on pouvait retirer de l’argent avec la visa.

On tombe sur une Coréenne dont le prénom m’échappe encore,je l’appelerai par raccourci Gandalf, avec qui on avait sympathisé à notre arrivée à Yamasa, et Sandy, une Allemande.

Gandalf qui connaissait déjà bien le quartier nous propose de venir avec elle au grand super marché d’à côté.

On passe dans des rues toutes sombres, dans lesquelles Kim et moi n’aurions jamais voulu nous aventuré seuls, ou du moins, pas sans un katana…

Et là, après quelques centaines de mètres dans la pénombre, une lumière jaillie de nulle part, un Las Vegas au milieu du désert : c’est le centre commercial.

Ô joie, ô de l’espoir, ô civilisation notre amie. On cherche un distributeur. On en trouve un.

C’mon Sam! It’s our last hope!

Bu-buuup ! Même réponse. Noooooo !! Dammit Sam, what could have gone wrong?

Dépités, on accompagne nos 2 camarades faire leurs courses.

Elles finissent rapidement leurs emplettes et nous proposent d’aller à un autre magasin pas loin, où tout est à 100 yens (environ 0,75€). On accepte. On ne sait jamais, peut-être qu’il y aura un autre distributeur sur la route.

On voit un autre distributeur. Toujours le sempiternel Bu-buuup !

Gandalf nous propose d’aller à la grande gare. Il y’aura sûrement des distributeurs là-bas.

On s’excuse de les déranger comme ça, mais ça va, elles aiment bien marcher.

Pour arriver à cette gare, on emprunte des chemins tout sombres, le genre d’endroits où Sadako pourrait surgir à tout moment… Nan, décidément, les petites villes au Japon sont vraiment pas bien éclairées…

On arrive à la gare. On essaye le distributeur pas loin, et… Bu-buuup ! Toujours pas.

Tant pis, Master Frodo, on abandonne pour aujourd’hui.

On attendra lundi. Yamasa doit nous rembourser le navette qu’on a pris pour venir de l’aéroport. On utilisera ces sousous pour aller à Nagoya prendre de l’argent…

On revient à l’appartement.

Un peu de télé et hop, on tombe dans le lit. Il n’est même pas 22h.

On va au conbini (petit magasin qui vend plein de produit de 1ère nécessité, 24h/24) d’à-côté pour prendre à manger et pour quelques autres produits.

Je dépense presque tout les yens qui nous restaient de notre précédent voyage.

Ca tombe bien, y’a un distributeur à côté, je vais retirer un peu d’argent, le temps d’aller à un bureau de change.

Bu-buuup

Nos cartes VISA sont refusées.

Pourtant, c’est écrit VISA et tout sur le distributeur, et je me souviens bien du discours de ma banquière qui me certifiait qu’évidemment la carte VISA passait partout dans le monde sans aucun problème, c’est VISA tout de même, international, machin truc bidule, toussa…

Dame, quelle que soit la manip, rien ne marche. Bu-bup, nous répond inlassablement la machine. On essaye une American Express… Même résultat…

Bon, on demande au vendeur qui nous qu’il faut aller dans une poste mais que ce ne sera pas ouvert avant lundi.

Dammit ! Ca sucks beans.

On rentre à l’appart pour le moment.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.